Les ados et la comparaison sur les réseaux sociaux : comprendre pour mieux accompagner
Introduction
De nos jours, les réseaux sociaux occupent une place centrale dans la vie des adolescents, la comparaison sur les réseaux peut donc être fréquente à cet âge. Entre Snapchat, Instagram et TikTok, les écrans captent une grande partie de leur attention et influencent leur quotidien. La comparaison sociale y est fortement amplifiée : les ados peuvent rapidement idéaliser la vie des personnalités qu’ils suivent sur les réseaux. L’adolescence est une période durant laquelle l’identité se construit, de fait, les jeunes sont particulièrement sensibles au regard des autres et à la validation sociale.
Dans cet article, découvrez plusieurs conseils pour accompagner votre ado à gérer les réseaux sociaux de façon plus sereine et ainsi éviter leur impact négatif.
I. Les effets de la comparaison sur les réseaux sociaux
L’adolescence est une période durant laquelle l’identité personnelle se construit, c’est-à-dire les valeurs, les intérêts, les choix, etc. L’adolescent ressent un fort besoin d’appartenance et de reconnaissance, ce le rend sensible à la comparaison sur les réseaux sociaux et au regard des autres.
La comparaison sur les réseaux peut conduire à une baisse de l’estime de soi. Cela peut avoir un impact sur l’image corporelle et la confiance en soi et peut faire ressentir de la pression sociale, de l’anxiété, un sentiment d’infériorité et la peur du regard des autres.
Cela peut être observable par plusieurs signes de mal-être :
- isolement, irritabilité, tristesse ou repli sur soi
- discours dévalorisant sur soi-même
- changements de comportement liés à l’utilisation des réseaux
II. Le rôle des parents face à la comparaison sur les réseaux sociaux
Si vous remarquez ces signes chez votre ado et qu’il peut très vite se dévaloriser et se comparer aux autres, vous pouvez l’accompagner avec bienveillance afin de l’aider à retrouver davantage de bien-être psychologique.
Instaurer un dialogue ouvert et sans jugement
Il est important de rester à l’écoute de votre enfant, sans le forcer à se confier. Lorsqu’il se confie, vous pouvez commencer par valider ses émotions, cela permet légitimer ses ressentis et peut faciliter le dialogue par la suite. Eviter la banalisation ou la minimisation du ressenti permet à votre enfant de se sentir reconnu dans ce qu’il vit.
Aider son ado à prendre du recul sur les réseaux sociaux
Vous pouvez aider votre ado à déconstruire les images idéalisées qu’il voit sur les réseaux, que ça soit de personnes qu’il connaît ou bien de personnalités, de stars ou d’influenceurs. De plus, encourager un esprit critique face aux contenus permet de prendre du recul et de relativiser le contenu qui est regardé. Ainsi, tout n’est pas “que positif” ou “que négatif”, il y a des nuances, même si ce qu’ils perçoivent semble parfait.
Le fait de favoriser des modèles positifs et diversifiés permet à votre ado de se projeter dans des parcours réalistes, de valoriser ses propres qualités et de renforcer son estime de soi. Par exemple, suivre des créateurs de contenu aux profils variés (corps, origines, talents, parcours de vie) aide à normaliser la diversité et à réduire la comparaison excessive.
Poser un cadre sécurisant autour des réseaux sociaux
Le fait de poser des limites permet de diminuer la comparaison aux autres sur les réseaux. Pour cela, trouvez un équilibre entre liberté et limites avec votre enfant. Par exemple, fixez des règles claires : temps d’écran par jour, moments sans téléphone (à table, lors des moments en famille, etc).
De plus, encouragez les activités sans écrans, que ce soit des activités sportives, culturelles, artistiques. Par exemple, vous pouvez instaurer des activités ou sorties sans écrans en famille un ou plusieurs soirs par semaine et les week end.
Quand et pourquoi se faire accompagner
Lorsque les signes indiquant un mal-être profond persistent, cela peut indiquer l’intérêt d’un accompagnement par un professionnel. Si vous choisissez cette voie, vous pouvez dédramatiser le recours à un professionnel en rappelant que demander de l’aide est une démarche courante, que cela est une aide pour se sentir mieux et non un signe de faiblesse.
Conclusion :
La comparaison avec les autres peut s’accentuer à l’adolescence mais elle peut être régulée. Lorsque la comparaison sur les réseaux devient excessive et que vous remarquez des signes de mal-être, un soutien devient nécessaire. Il est alors important de se montrer présent pour votre enfant afin de l’accompagner à développer une relation plus saine aux réseaux et à lui-même. Si ces signes persistent et s’accentuent, un accompagnement par un professionnel peut être bénéfique.
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