Traverser une crise identitaire à 20 ans : comment retrouver de la clarté dans sa vie ?
Introduction
À 20 ans, on se retrouve souvent dans une période charnière où tout semble possible… mais où tout semble aussi flou. Études, travail, relations, confiance en soi : beaucoup de jeunes adultes traversent une crise identitaire sans même mettre ce mot-là dessus. C’est une étape normale, mais parfois déstabilisante, où l’on se questionne sur qui l’on est et où l’on va.
Cet article a pour but de vous guider en donnant plusieurs clés pour traverser une crise identitaire et retrouver de la clarté dans sa vie.
I. Comprendre ce qu’est une crise identitaire
Une crise identitaire survient lorsque nos repères habituels ne suffisent plus à guider nos choix. On peut se sentir perdu, démotivé ou en décalage avec les attentes des autres. C’est une période de profonde remise en question de soi, de ses valeurs, de ses croyances et de la place que l’on occupe dans la société. Elle s’accompagne souvent d’une perte de repères, d’un sentiment d’angoisse et d’une grande incertitude. Cette phase peut concerner plusieurs dimensions de l’identité et venir bousculer différents aspects de la vie personnelle.
Selon le psychologue Erikson, la crise identitaire (ou crise d’identité) est une étape normale du développement.
Plusieurs signes peuvent indiquer une crise identitaire :
- Impression de ne plus vraiment savoir qui l’on est
- Perte d’envie ou de motivation pour des projets qui comptaient auparavant
- Remise en question quasi permanente de sa vie et de ses choix
- Forte tendance à se comparer aux autres
- Sentiment de stagner ou d’être “coincé”
- Envie de s’isoler ou de prendre de la distance avec les autres
- Baisse de confiance en soi et d’estime de soi
II. Quelques clés pour y voir plus clair
1. S’écouter
Quand on traverse une crise identitaire, il est essentiel de revenir à soi. Cela peut être réalisé par des exercices d’introspection.
Par exemple, l’exercice des “3 moi” peut permettre de se recentrer sur la direction qu’on veut réellement prendre, sans se soucier des attentes des autres.
– Le moi « actuel »
- Comment je me décrirais aujourd’hui ?
- Quelles sont mes forces ? Mes fragilités ?
- Qu’est-ce qui m’anime vraiment en ce moment ?
- Qu’est-ce qui me perturbe ou me bloque ?
– Le moi « perçu »
- Comment les autres me voient-ils (amis, famille, collègues) ?
- Qu’est-ce qu’ils disent souvent de moi ?
- Quelle image je donne sans m’en rendre compte ?
- En quoi leur perception diffère-t-elle de la mienne ?
– Le moi « désiré »
- Quel type de personne j’aimerais devenir ?
- Quelles qualités j’aimerais développer ?
- Qu’est-ce que je veux changer dans ma vie ?
- Quelle version de moi me rendrait fièr(e) ?
2. Avancer par étapes
Sortir d’une crise identitaire ne se fait pas du jour au lendemain. Il est inutile de vouloir tout régler d’un coup. L’idée est de commencer pas à pas : explorer une nouvelle idée, s’inscrire à une activité, tester un domaine, changer un élément de son quotidien. Ces petites expériences peuvent permettre de se redéfinir et se réinventer petit à petit.
Pour se faire, chaque matin ou chaque soir, vous pouvez noter une seule avancée, même minime à réaliser pour avancer dans votre réflexion personnelle.
Par exemple :
- Rechercher une formation qui vous intéresse
- Lire un article sur un domaine qui vous attire
- S’inscrire à une nouvelle activité
- Ranger un espace de vie
3. Accepter de ne pas avoir toutes les réponses
Durant la vingtaine, c’est normal de ne pas savoir précisément qui l’on est. Une crise identitaire n’est pas un échec mais un passage nécessaire. On se découvre en avançant, en testant, en ajustant. Personne ne suit une trajectoire parfaitement linéaire et chacun avance à son rythme.
Le « journal des questions ouvertes »
Pour relativiser l’incertitude, vous pouvez tester cet exercice : le journal des questions ouvertes.
Écrivez 5 à 10 questions que vous vous posez aujourd’hui sur votre vie, votre avenir, votre identité.
Exemples :
- Qu’est-ce qui me fait me sentir vivant(e) ?
- À quel moment je me sens à ma place ?
- Qu’est-ce qui ne me convient plus ?
L’objectif est d’accepter l’incertitude et d’apprendre à vivre avec des questions ouvertes, sans pression de résultat. Vous pouvez revenir à cette liste une fois par mois : souvent, certaines réponses émergent naturellement, simplement parce qu’on continue d’avancer.
4. Se faire accompagner si nécessaire
Parfois, parler à un professionnel peut permettre de mieux comprendre cette crise identitaire et de la traverser plus sereinement. Un accompagnement psychologique offre un espace pour clarifier ses besoins, ses peurs et ses envies.
Conclusion :
Durant la vingtaine, il peut arriver de vivre une crise identitaire. Bien que cela puisse être difficile à traverser et parfois impacter la santé mentale, vous pouvez aussi percevoir cette période comme un moment de transition, de construction et de découverte de soi.
On n’est pas censé tout savoir tout de suite, mais on n’est pas obligé d’avancer seul non plus. Si vous ressentez le besoin d’en parler, d’être accompagné.e et soutenu.e, je vous invite à prendre rendez-vous en cliquant ici.
